23 septembre 2007

Après les gants, les chaussures...

Paul Amar a donc repris l'émission de 'décryptage télé' laissée vacante par France 5 depuis l'arrêt de 'Arrêt sur Images'. Ca s'appelle 'Revu et Corrigé', titre un peu présomptieux au vu de l'émission qui pour l'instant ne me semble pas ouvrir suffisememnt les dossiers. On ouvre les chairs mais on n'atteind pas le coeur, les chairs se referment et on n'a rien vu.

On a plus l'impression d'entendre en moins bien, ce qu'on a tous déjà entendu ou vu ailleurs pendant la semaine dans ce bouillonnement plus ou moins talentueux de talkshows radios et télés. Ce qui pourrait malheureusement transformer d'entrée une émission 'intelligente' comme l'était 'ASI', en sous-talkshow de télé, avec à la barre un animateur qui semble plutôt se frotter les mains d'être assis sur une mine d'or et de faire une émission sur la télé à l'heure où la 'COM' médiatique monte jusqu' à la tête même de la Présidence.

Peut être y a t'il aubaine à prouver ainsi sa légitimité par de l'audimat assuré ? On sait qu'il se sent attendu au virage, et qu'il va devoir prouver qu'il peut remplacer son prédécesseur, alors peut être pense t-il tenir le bon bout avec une émission qui peut faire son fond de commerce rien qu'en parlant de Sarkozy et des médias ? On attends la suite...

Mais le débat est mou, l'animateur un peu ennuyant, sans vouloir être insultant ni pour lui, ni pour des invités qui de fait, se retrouvent un peu surpris de la teneur du débat. Paul Amar semble parfois regarder avec stupéfaction son soufflé tomber à plat, les invités prévus pour le pugilat sont tous d'accord car les questions sont mal posées.

Ou alors il se prend un peu les pieds dans le tapis quand par exemple il affirme que la meilleure vente de 'Closer' est la Une sur un 'politique' car ça arrange bien ses affaires et le fil de son émission : " Mais non ! " lui répond la rédactrice en chef, c'était une star de cinéma la meilleure vente : plouf.

On se souvient des gants de boxes que Paul Amar avait sorti du placard à un JT où il avait animé un court débat entre Le Pen et Tapie, gants qui pour moi avaient été plus un gadget cache-misère, une sorte d'aveu de faiblesse d'un journaliste qui rêve d'avoir du mordant et de la pertinence, mais qui n'en a pas.

Je le soupçonne d'avoir pris cette émission forte, un peu comme il avait pris les gants, un prolongement de soi, en trompe-l'oeil qui a mon avis, ne va tromper que lui, un peu à la manière de ces animateurs qui pensent être drôle dès lors qu'ils animent un bétisier ou un vidéo-gags. Et non. C'est encore la qualité intrinsèque des gens qui compte, ce qui est d'ailleurs plutôt rassurant.

Bref, je pense qu'il n'a pas assez de profondeur de vue pour soulever les véritables contradictions et paradoxes de la cuisine médiatique et d'en fabriquer un vrai débat, ni la dynamique et la finesse pour le conduire ensuite. Je le vois plus comme un journaliste généraliste, pouvant être intéressant dans un créneau plus lisse et plus consensuel, mais second couteau et suiviste sur celui du décryptage médiatique.

Il faut déjà bien comprendre la mécanique des choses pour prétendre animer une émission qui se propose justement de démonter la mécanique des choses. Ici l'ambition est même encore plus grande car 'Revu et Corrigé' ça prétend même remonter derrière correctement les choses, ce qui me parait invraisemblable alors qu'un simple 'Arrêt sur Image' se limitait à faire un constat, encore fallait il , mais c'était souvent le cas, s'arrêter sur la 'bonne' image.

Je l'entendais dire, suite aux polémiques de l'arrêt de 'ASI' , que lui au moins, et par rapport à Daniel Schneidermann, il avait le sourire. En effet, Monsieur Amar, vous êtes souriant, mais c'est un peu léger comme argument ! Les imbéciles heureux aussi ont le sourire, cela dit, pour décrypter les médias il faut peut être plus qu'un imbécile heureux.

J'ai peur pour l'avenir de cette émission qui justement rassemblait des téléspectateurs avertis à qui on ne la fait pas. Télespectateurs dont je suis et qui se permet de vous donner le dicton du jour : 'Ne vous plaignez pas si l'on vous prend pour un clown dès lors que vous vous obstinez à vouloir mettre des chaussures trop grandes à vos pieds'.

13 mai 2007

Chez F.O.G. (3)


Décidément, Jean François Kahn est un fidèle de l'émission. Aujourd'hui il est débatteur avec la paire de journalistes féminines du Monde : Raphaëlle Bacquet et Ariane Chemin dont la plume assassine écorche Ségolène Royal dans un ouvrage paru ces derniers temps 'La femme fatale' aux éditions Albin Michel.

En face d'eux, sur l'étrange fauteuil de coiffeur/Odysée de l'espace, une magnifique jeune femme qui, rien qu'à la regarder, vous donne envie de voter Sarkozy rien que pour la voir ministre : Rachida Dati. Comparée à un animal par Messieurs les députés, c'est toute les espèces félines qui y passent, de la panthère au chat en passant par la hyène (ca vient de l'UMP d'ailleurs la hyène, c'est pas très gentil...) .

Elle prouvera ce qu'elle aura dit quand après que FOG lui ait rappellé que le felin est un prédateur, elle lui répondit que la panthère n'attaque que si on l'attaque; et ce, en donnant un bon petit coup de patte à JFK, plutôt de mauvaise foi pour une fois, et qui - il faut le dire - s'est malheureusement enlisé pendant la campagne, dans son journal Marianne à écrire des éditos anti-Sarkozi de base, lui pourtant ardent ennemi de la pensée unique.

Bref, il a bien mérité le petit coup de griffe, d'une tigresse plutôt gentille. JFK d'ailleurs a du rectifier ses propos, car il raconte que depuis les fenêtres de son bureau, place de la République, il aurait vu le soir des élections des policiers et des gendarmes 'massacrer' des jeunes manifestants. (En fait il s'agira seulement de policiers qui ont fait leur travail et dispersé un groupe de jeunes qui avaient beaucoup lu Marianne et Libé leur expliquer la 'dangerosité' de Monsieur Sarkozy).

D'ailleurs le bougre, il a mis de l'eau dans son vin, depuis les resultats : ce que ne rate pas de lui faire remarquer notre ami FOG qui se marre comme une baleine en répetant qu'il se passe quelque chose sur ce plateau et que JFK se 'sarkozise' .

En effet, il semble bien que la virulence dont JFK peut faire preuve, et dont il a usé vis à vis de Nicolas Sarkozy s'est transformée : l'animal est plus gentil, plus respectueux, toujours prêt à bondir et à défendre son bon dieu de droit de liberté etc... mais bon, et comme lui souffle FOG en lui sauvant la face : c'est normal en bon 'republicain' il respecte le suffrage.

Qu'en temes élégants ces choses là sont dites ! ' . Moi, j'y vois plus une indécrottable inféodalité des aristocrates de tous poils, au pouvoir officiel, élites journalistiques particulièrement. C'est tout de même la bête qui les fait vivre, et le pouvoir c'est comme le vent, y'a un sens à trouver. Alors en repensant aux grandes indignations sur la liberté dont est capable notre ami, je ricane doucement dans ma barbe de deux jours.

Cela dit, notre ami nous a fait un numéro de sincérité sur la foi et les convictions en politique. Et je le crois. En tout cas plus pour lui, que pour Francois Bayrou qu'il défend par cette prédication enflamée. Car je veux bien que Monsieur Bayrou ait des convictions, comme la grenouille de la fable a pu aussi avoir la 'conviction' d'être aussi grosse que le boeuf.

Quant à nos deux reporters du Monde, si sympathiques, elles répètent ici ce qu'elles disent sur tous les plateaux télé : quand la vie privée influe sur la vie politique, on a le droit d'en parler, etc.... Une argumentation qui justifie des débalages sous la couverture du politique. De toute façon, elles ont raison, la vie privée influe forcément sur la vie politique : c'est sûr : si, par exemple, le président, avant le conseil des ministres, se coince le doigt dans une porte, le destin du pays pourrait peut-être en être changé, sauf que le doigt du président tout le monde s'en fout. Personne n'y verra de relation de cause à effet. Mais si par contre, il a envoyé balader un ministre car il s'est levé de mauvaise humeur en apprenant que sa femme le trompe, soyez rassurés, nobles média qui traitez de politique, vos papiers, vos éditos, vos écrits, vos bouquins et vos histoires ne seront pas classés 'people' ou 'trash' . C'est de la politique.

Quand je pense qu'il y a toujours un annonceur qui passe sa pub avant l'émission et qui croit que ' chez F.O.G. ' est une émission culturelle....











26 février 2007

Je crois que je (ne) l'aime (pas)


Un dimanche après midi pluvieux, une copine qui s'emmerde un peu, une belle affiche, des bons acteurs, une série actuelle de savoureuses petites comédies romantiques à la française, - ce qui n'est en rien un argument j'en conviens -, une idée toute faite - mais pas si fausse - qu'un Berléand fait toujours rire, des images qui pleuvent dans ma mémoire de Vincent Lindon en amoureux fougueux et un peu tordu dans 'Chaos' de Coline Serraut, tout ça en effet m'a fait lever les fesses d'un bond léger de mon confortable fauteuil en cuir.

Vincent Lindon et Sandrine Bonnaire se ressemblent beaucoup. Ils ont du charme. Beaucoup de charme. Et ils transmettent leur charme à ce film, il faut le dire, un peu laborieux. On retrouve Vincent Lindon dans ce personnage qu'il joue parfaitement bien, d'homme d'affaires passionné et hyper actif, donnant toujours cette impression de fuite en avant dans la réussite, et Sandrine Bonnaire en artiste accomplie, pleine de vivacité, au caractère fort. Je trouve ce caractère un petit peu trop surligné à mon goût, et donc légèrement surjoué, mais c'est tellement contrebalancé par le talent et le jeu de cette actrice, qu'elle donne à ce personnage une consistance et même une épaisseur malgré ce leger bruit de fond qui court le long du film.

Une remarque sur Liane Foly, qui chante merveilleusement bien et qui doit continuer à chanter, car chacun a son talent. Si c'est pour son accent canadien qu'elle apparait dans ce film, le casting est un peu faible et ça sent le copinage ou bien le caprice de star en quête de sensations, j'espère qu'à l'avenir, elle ait l'élégance de laisser ce genre de seconds rôles à de jeunes acteurs pour qui jouer est vital. Mais je ne me fais pas de soucis, car c'est justement une femme élégante.

Enfin il y a également mister Kad. On le voit beaucoup en ce moment, et du talent, il en a. Même si le personnage qu'il joue est un peu plat.

Mais en fait, et à sa décharge, c'est le film qui est un peu plat. Un homme et une femme qui s'aiment, ça peut faire le film du siècle, comme un flop total. Ici on y aura ajouté une parano à la Lindon, un Berléand en inspecteur gadget, une Sandrine Bonnaire en amoureuse exigeante, tout ça dans un Paris un peu 'bobo', et avec comme fond de marmite, une histoire de déco et d'entreprise alibi-fourre tout, allez je suis gentil, on retire le navet de la soupe même s'il y a tout de même un gros 'hic' à cette cuisine plutôt médiocre : celui d'avoir tout simplement oublié le sel.

04 février 2007

Molière

Ce film 'en costumes', fait partie de ces films qui ne se bornent pas à montrer l'histoire comme on la connaît déjà, mais cherche à explorer les zones méconnues, les thèses qui circulent. Certes, son réalisateur, tel un boulanger cherchant à rendre son pain comestible, va mélanger à la pâte de l'histoire, un peu de romance, ajouter au récit de l'historien, la saveur et la finesse de la psychologie des hommes, un peu comme le fit par exemple, Milos Forman avec Amadeus.

'Molière' est d'une très grande qualité par cette originalité scénaristique,mais aussi par sa réalisation léchée et son casting : du tonnerre !

Le film tire parti d'une période mystérieuse de la vie de Jean Baptiste Poquelin, quand en 1645, le jeune comédien disparaissait de la circulation aprés avoir été emprisonné pour ses dettes à la prison-forteresse du Chatelêt. Une période d'à peu près une année, après quoi, il sera revu, en tant que comédien itinérant, avec sa troupe théatrale en tournée à travers les villages de France et de Navarre.

Que s'est il donc passé pendant cette année là ? Personne ne le sait, et le film s'amuse, et nous avec lui, à apporter une réponse originale, intéressante et remplie d'aventures drôlatiques et de personnages fabuleux.

Mais plutôt que les personnages, parlons un peu des acteurs qui les incarnent.

D'abord il faut parler de Fabrice Luchini, dans un rôle - à contre emploi, je vous l'accorde - d'imbécile parfait, mais qui lui va comme un gant. J'en suis un peu désolé, mais Monsieur Luchini, malgré votre brillance, votre verbe, vos apartés charismatiques, votre verve fougueuse et vos élans passionnés, vous êtes un excellent et un sublime Monsieur Jourdain. Et je vous rend hommage en disant cela, car vous arrivez, d'un pauvre petit bourgeois nouveau riche, mesquin, fat et insipide à souhait, à tirer pourtant quelque panache.

Et que dire de la sublimissime Laura Morante ? Quelle femme ! Quelle beauté ! Quelle classe ! Quel rôle aussi, si impeccablement interprété. Pour ceux qui, par chez nous, méconnaissent cette actrice italienne, courrez voir sans tarder ce film, rien que pour elle, il mérite d'être vu.

Quant à notre ami Edouard Baer, il semble à son aise en aristo désabusé, à la fois rusé, escroc, et surtout bonimenteur comme on le connait.

A noter également une Ludivine Sagnier en Célimène, femme du monde, amie de la culture et des arts, éblouissant les beaux salons et amusants les baronnes, de ses mots, de ses traits et de ses piques.

C'est donc au milieu de ce petit monde qu'on retrouve Romain Duris, jeune homme aux cheveux longs et au regard noir, cherchant sa voie au travers de cette aventure, et qui finira par trouver du sens en enseignant l'authenticité et l'honneur alors qu'on l'invitait à enseigner la comédie, et le mensonge.

On retrouve ici le panache et l'honneur, les valeurs aristocratiques du 17ème siècle. On pense un peu au film "Ridicule" de Patrice Leconte, cette reconnaissance quasi-sociale, donnée à celui qui est pourvu d'esprit, de répartie et de bons mots, et bien sur, à l'inverse, le ridicule de celui qui souhaite tant en avoir tant il en manque : tous les ingrédients sont là pour inspirer et donner à écrire par exemple un 'bourgeois gentilhomme' à un Molière, encore jeune, mais observant de son regard perçant la nudité des hommes autour de lui.




14 janvier 2007

Chez F.O.G. (2)

Tiens, voilà à nouveau le formidable Jean François Kahn chez F.O.G. Ce coup ci le voilà encadré de deux jumeaux de l'aristocratie politico - économico - journalistique, deux Alain, Alain Duhamel et Alain Minc. Je m'amuse à regarder ces deux Ego gigantesques et surgonflés assis comme deux bébés dans ces étranges fauteuils à grands dossiers. Il leur manque juste une serviette géante nouée autour du cou avec de la purée et de la compote dessus. D'un côté, le petit Duhamel s'agite sur sa chaise, il aime pas qu'on le chatouille et là il est pas content et il hurle comme un putois car son voisin JFK le grand frère le taquine un peu.

De l'autre coté, l'autre bébé Minc lui a tellement peur de la pique, qu'il fait son faillot devant FOG et quand on s'adresse à lui, préfère recentrer la discussion sur l'invité de l'emission, le gros monsieur à lunettes et cheveux blanc : Monsieur Mauroy. Il faut dire qu'après la branlée qu'il s'est pris par Polac chez Laurent Ruquier une semaine avant, le Alain, il a interêt à se faire tout petit.

Il doit avoir un problème cet Alain Minc à être fuyant comme il est. On sent qu'il admire la répartie, il s'essaye à la matière, mais il a du mal. Il aimerait bien répondre du tac au tac, et d'un coup de fleuret faire mouche, mais n'est pas Cyrano de Bergerac qui veut. Alors quand il sent son copain d'à côté, JFKbis remonté comme une horloge approcher sa main chatouilleuse, oups, il panique et se défausse sur Monsieur Mauroy, évite le coup, le regard en billes de Keno.

Son bouquin sur Keynes lui sert aussi de bouclier : à parler des autres, on évite de parler de soi. Il s'en sort pas trop mal car le bouquin a l'air bien écrit et interessant, faut il encore faire partie de l'aristocratie parisienne qui connait Keynes.

Ce Mister Minc, je l'avais entendu un jour sur un autre plateau télé, faire un lapsus, il parlait des élites, et il s'était inclus sans s'en rendre compte dedans. Alors qu'il continuait à discourir sur ce sujet, il ne se rendait pas compte combien son propos alors le desservait, tellement il s'était démasqué. C'était un peu comme si un micro était resté allumé sur son Ego sans qu'il le sache.

C'est le genre de personnage un peu désagréable, une espèce d'aristo un peu arrogant qui parle facilement du peuple avec hauteur, qui vit mal sa fragilité d'intello de bonne famille, préfère faire profil bas et jouer les humbles et qui regarde cette nouvelle aristocratie de la télévision et du spectacle avec envie : au fond de lui, je suis sûr que ça lui prend même d'envier un Caué, tellement il mesure combien un Caué avec sa tchatche et ses réparties a infiniement plus de pouvoir et de reconnaissance que lui.

Cherchez l'erreur...Mais celui qui s'enerve le plus en ce moment c'est tout de même Monsieur Duhamel. Il faut dire qu'on l'a pas raté sur ce plateau car on s'en souvient, Monsieur avait écrit un bouquin sur les prétendants à la Presidence courant 2006, avec photos en couverture, et il avait oublié.... Madame Royale. Mais c'est que depuis, le petit malin, il a reécrit son bouquin, rajouté un chapitre sur la dame et évidemment changé la couverture en loucedé.

Le rappel de cet oubli, là ça l'énerve un peu, d'autant plus, le pauvre, qu'il arrive même pas à en rire, il se braque comme un cobra et essaye de se justifier : 'il n'avait pas oublié, il avait évité' dit-il, mais comprenons le bien, il ne s'est surtout pas trompé.

C'est Coluche je crois qui disait que"les français avaient choisi le coq comme emblême car c'est le seul animal qui , quand il a les deux pieds dans la merde, chante encore."

Sinon Mister Mauroy nous a rappelé avec modestie qu'il avait 'fait' la ville de Lille comme elle est aujourd'hui, merci pour les collaborateurs et les successeurs, et d'ailleurs sachez qu'au PS, certains lui doivent beaucoup : car pour acceder au pouvoir, il a fait la courte echelle à Mitterand, à Jospin et aujourd'hui à la petite Ségo. C'est le bon copain qui mets ses mains sous les chaussures boueuses pour aider à faire le mur. Sympa ce type.

En parlant d'elle d'ailleurs voilà qu'il nous fait une gaffe ou un lapsus : "Elle attends des français qu'ils fassent son programme... euh,..." il hésite, se rend compte de la bourde et se rattrape aux branches : "...enfin je veux dire le PS a déjà un programme". Ben ouais mais on avait compris ça, qu'à ce train là, ce sont les internautes qui vont gouverner la France.

Enfin, un peu au dessus de tout ça, JFK m'a donné vraiment envie de lire un de ses vieux bouquins de 600 pages paru en 1997 : "Tout change parce que rien ne change" Editions Fayard. Il a pris quelque minutes pour en faire une synthèse rapide et diablement efficace. Ce sont des théories très intéressantes, sur le réformisme ou la révolution, la différence entre la réutilisataion d'une structure (réforme) et la destruction de structure (révolution) et pourquoi l'un marche et pas l'autre. Ca sonne juste, il explique bien, et il donne un ou deux exemples. Et moi je viens déjà de trouver une application à sa théorie dans ce que je suis en train de faire. Impressionnant.

Dernier mot : FOG. Une émission comme ça, avec un JFK en forme, il n'a plus qu'à mettre le pilotage automatique. A voir son visage rieur et son bonheur de potache, c'était lui le premier spectacteur de cette émission.

Chez F.O.G. (1)