L'aristocratie populaire
Je préfère une mauvaise conscience conseillée par de la bonne foi qu'une bonne conscience guidée par de la mauvaise foi.
Cette pensée m’est venue, en réfléchissant à la droite et la gauche françaises, et notamment en réaction à ces hurlements d'une certaine gauche bien pensante, pétrie de bonne conscience, faite de politiciens, mais aussi d'artistes, de sportifs ou de journalistes et qui se polarise sur la personne de Nicolas Sarkozy d'une manière éhontée.
En effet, j'admets qu'on ne puisse pas aimer quelqu’un, ni partager ses idées, chacun est libre. Et on peut même le dire librement dans notre pays, en tout cas, à ses risques et périls. Mais tirer aujourd'hui à boulets rouge sur le premier policier de France, quel qu'il soit, c'est encourager derrière, des plus jeunes à faire la même chose. C'est une attitude profondément irresponsable. Pour preuve : on retrouve dans ce comportement une caractéristique probante de ce qu’est un irresponsable : il accuse systématiquement un autre que lui, du mal qu'il fait lui-même.
Par exemple : "C'est Sarkozy qui mets le feu dans les banlieues" disent-ils, alors que simplement par cette simple accusation, ils ouvrent déjà la porte à la contestation de l'autorité en place, en montrant l'exemple. Ceux ci ont le pouvoir et peuvent se servir des media pour attaquer ainsi la police, en attaquant le premier policier de France, mais d'autres, plus démunis qu'eux, n'ayant qu'un cocktail molotov ou des caillasses sous la main, vont faire exactement la même chose derrière, puisqu'ils ont l’aval de gens ‘sérieux’ entendus sur les média. En réalité ce sont EUX qui mettent le feu en soufflant ainsi sur les flammes l'appel à une révolution que eux mêmes, tous plus ou moins riches et célèbres n'auraient aucun courage de faire.
D'ailleurs à propos de ces irresponsables qui ne sont pas à une incohérence près, je voudrais juste signaler que s'ils se faisaient cambrioler ou agresser dans la rue, ils seraient les premiers à aller courrir dans le premier commissariat pour aller pleurer.
J’entendais récemment des grosses pointures médiatiques -plutôt à gauche - s’interroger sur leur part de responsabilité à filmer et à parler de la violence dans les banlieues. C'est bien, car à mon avis c'est un peu de leur mauvaise conscience qui s'exprime et donc qui fonctionne. C'est bon signe : ils n'ont pas encore calaminé toute la tuyauterie à la bonne conscience. Avoir quelque chose à se reprocher, c'est plutôt un signe de bonne santé morale. Mais que penser ? Je n'ose pas croire que ces barons des media aient déjà oublié les fondamentaux de leur métier à savoir entre autres, l'objectivité journalistique ? On a envie de leur dire qu’ils continuent de faire leur boulot et qu'ils continuent de parler et de décrire l’actualité, au plus près de ce qu'elle est, mais qu'ils arrêtent de donner le mauvais exemple en levant le poing – verbalement bien sur – contre la police dans la personne du ministre de l’Intérieur, car je le rappelle, quel qu'il soit, qu'on partage ou non ses opinions, c'est notre système démocratique qui l'a placé là.
Je ne parle pas non plus du personnel politique de gauche , dont le discours se situe déjà beaucoup moins dans l'autocritique à une ou deux exceptions près , et qui de fait, fait exploser le mesuromètre à mauvaise foi. Car j’aimerais voir un ministre de l’intérieur de gauche face à la situation catastrophique actuelle. Aujourd’hui quand les socialistes se vantent du passé, ils n’ont qu’un nom à citer pour ce poste : celui de Mr Chevènement, qui a été en son temps un Sarkozy de gauche avec ses ‘sauvageons’ : la veste est vite retournée car n’oublions pas qu’à l’époque il était critiqué par les mêmes de faire une politique de ‘droite’.
Auto-critiquons plutôt notre société et notre système démocratique mais pitié, un peu de bonne foi !! Car il y a dans ces attaques forcenées, un aveuglement et une mauvaise foi totale.
Je veux seulement revenir une minute sur le fameux terme de "racaille". Tout le monde sait que ce terme dans la bouche du ministre désignait SEULEMENT les voyous. C'est certainement un mot passe-partout certes, mais c'est aussi un des mots les plus légitimes pour parler du délinquant sans amalgames avec tous les jeunes. D'ailleurs tous les jeunes de banlieue utilisent ce mot pour bien désigner le délinquant et personne ne s'en plaint. Tout le monde sait également que cette délinquance existe, qu'elle augmente, qu'elle nuie à la société comme de la gangrène, en la pourrissant de l'intérieur. Tout le monde sait qu'il faudrait que le trafic de drogue, la violence qui grandit, l'irrespect qui irrite et exaspère tout le monde, soient "karchérisés" dans notre pays. Tout le monde le sait. Mais on a trouvé notre nouveau bouc émissaire raciste en France. Je signalerai simplement à ces bon penseurs qu'un certain Mr LePen à tout à gagner à cela, non seulement car cette haine s'est déplacée de lui vers Mr Sarkozy, mais aussi et surtout parce que finalement la nature subjective et irrationnelle de ces haines finit par se retourner contre ceux qui l'exercent et absoudre ceux qui en sont l'objet.
Aujourd'hui je suis en colère contre cette gauche inconsistante, incapable de réflechir sur le fond. Elle est réactionnaire, elle qui se sert de ce mot pour insulter les autres, mais je maintiens ce mot contre elle, car il la represente si bien dans cette incapacité qu'elle a de se fédérer autrement qu’en réaction haineuse à quelqu’un. C'est le summum de la médiocrité en terme d'intelligence et de bonne foi. Ce ne sont même pas des aristos - selon Montesquieu -, bien qu’ils jouent ce rôle, et quand ils sont chanteurs ou comédiens ou journalistes, ils feraient bien d’arrêter de faire cette politique à 3 balles de donneurs de leçons immodestes et de retourner travailler à leur domaine de compétences.
Qui est le roi dans une démocratie ? Qui a le pouvoir officiel ? qui est détenteur du pouvoir, de la 'Cratie' ? C'est le Peuple. C'est le "demos" qui "crate" . Et que dit Montesquieu à ce propos ? Lui qui a observé à la fois la monarchie et la démocratie, et qui conclu qu'il perdure à ces deux formes d'exercice du pouvoir si différentes, la même caste qu'il appelle l'aristocratie. En quelques paragraphes de "L'esprit des lois" il démontre qu'il existe un pouvoir officieux qui influence le pouvoir officiel. C'était la cour des aristos à Versailles quand c'était le roi qui était le représentant constitutionnel du pouvoir.
Il faut donc chercher le vrai pouvoir, le pouvoir officieux, comme influant directement le détenteur du pouvoir officiel et donc dans notre démocratie rechercher du côté de ceux qui influencent le peuple, l'opinion publique.
Qui a ce pouvoir officieux dans une démocratie ? Qui le "peuple" écoute ? Par qui le peuple se laisse t'il convaincre ? Qui le "peuple" applaudit dans les agoras télévisées où personnages en vue, chanteurs, sportifs, comédiens voire politiciens-ecrivains viennent s'exprimer, vendre leurs soupe, et en plus expliquer leurs points de vue - plus ou moins fumeux - comme des vérités premières ? Points de vues au demeurant assez souvent consensuels fortement ancrés dans la pensée unique et tendancielle. Toute cette fange de gens célèbres et influents, j'appelle ça "l'aritocratie populaire", un peu comme une aristocratie miroir à celle du sang bleu, qui s'adresse aujourd'hui au peuple de visu comme la cour qu'elle était, parlait au roi face à face dans les avenues du parc à Versailles.
Le vrai pouvoir se mesure en influence. Il s'exerce sur un territoire. C'est pour cela qu'aujourd'hui, le veritable territoire d’influence de nos démocraties, ce sont les média.
La légitimité de cette « aristocratie populaire » ? le succès. Ils ont éblouis par leurs chansons, leurs films, leurs éditos. On y trouverait autant Cali que Djamel, Joe Star, Bernie Bonvoisin, Charles Berling ou Philippe Val et bien d'autres, ils se servent d’un succès populaire qu’ils ont gagné en dehors de la politique ou bien sur le dos de la politique pour s’exprimer dans les média qu’en ce n’est pas eux également qui les font. Cette légitimité ne leur donne pas forcément une compétence politique mais manifestement, aujourd'hui force est à chacun d'être compétant dans ce qui le concerne comme dirait l'évangile selon Ségolène.
Je n'ose pas penser que ces pauvres reflexions démagogiques, cette prose récurrente et injustement centrée contre la personne de Mr Sarkozy, ce ramassis de propos faciles et gratuits, gonflés de pensée unique, pseudo-légitimés par l'audience forte de média populaires ou nouveaux comme l'internet, servent d'ingrédients de base à la soupe populaire que Madame Royale se prépare à nous servir.
Mais pourtant, j'ai bien peur que le fond de commerce de cette gauche archaïque - dont Madame Royale va bien devoir maintenant assumer la pleine representativité - soit réduit à ce front anti-droite, anti-sarko, front réactionnaire et haineux, entêté et dépourvu d'autocritique, sans autre ambition que de détruire sans rien proposer d'intelligent à construire sinon d'exercer le pouvoir du kalife à la place du kalife.
Mais en face, il y a un peuple en désarroi et qui souffre. Il a besoin d'un gouvernement fort, il le pressent. Il sait que Madame Tatcher a remis l'Angleterre debout, économiquement, et moyennant un prix élevé pour chacun. Il pressent que l'avenir va être difficile et sacrificiel et c'est pour cela qu'il se prépare à élire une femme. Car dans l'inconscient collectif on accepte plus la fermeté maternelle, qui sait si bien s'enrober de douceur. Mais de toute manière, homme ou femme, la tâche du prochain Président quel qu'il soit, et de son gouvernement sera rude surtout s'il ne traite pas correctement et fermement d'économie devant la mauvaise gestion financière du pays.
Mais surtout, le projet présenté aux français ne doit pas reposer sur une révolte permanente et profonde de la moitié de la France contre elle même. Il doit être débarrassé de ces haines profondes entre la gauche et la droite. Un bon médecin est il de droite ou de gauche ? Cette question est ridicule tout comme le serait le fait de réduire l'avenir à une révolution.
Car le prochain président ne pourra pas être un opportuniste démago affaibli par une campagne faite de promesses impossibles à tenir, il devra rester hermétique aux sirènes de nos aristos de bazar qui auront pourtant influencé le vote.
Car il sera alors bien dans la peau d'un médecin au chevet d'un pays malade et il devra alors être habité par une vision claire, efficace et non dogmatique des remèdes à utiliser ainsi que posseder une opiniâtreté et faire preuve de beaucoup de courage pour appliquer correctement sur les plaies, les bons traitements.
Cette pensée m’est venue, en réfléchissant à la droite et la gauche françaises, et notamment en réaction à ces hurlements d'une certaine gauche bien pensante, pétrie de bonne conscience, faite de politiciens, mais aussi d'artistes, de sportifs ou de journalistes et qui se polarise sur la personne de Nicolas Sarkozy d'une manière éhontée.En effet, j'admets qu'on ne puisse pas aimer quelqu’un, ni partager ses idées, chacun est libre. Et on peut même le dire librement dans notre pays, en tout cas, à ses risques et périls. Mais tirer aujourd'hui à boulets rouge sur le premier policier de France, quel qu'il soit, c'est encourager derrière, des plus jeunes à faire la même chose. C'est une attitude profondément irresponsable. Pour preuve : on retrouve dans ce comportement une caractéristique probante de ce qu’est un irresponsable : il accuse systématiquement un autre que lui, du mal qu'il fait lui-même.
Par exemple : "C'est Sarkozy qui mets le feu dans les banlieues" disent-ils, alors que simplement par cette simple accusation, ils ouvrent déjà la porte à la contestation de l'autorité en place, en montrant l'exemple. Ceux ci ont le pouvoir et peuvent se servir des media pour attaquer ainsi la police, en attaquant le premier policier de France, mais d'autres, plus démunis qu'eux, n'ayant qu'un cocktail molotov ou des caillasses sous la main, vont faire exactement la même chose derrière, puisqu'ils ont l’aval de gens ‘sérieux’ entendus sur les média. En réalité ce sont EUX qui mettent le feu en soufflant ainsi sur les flammes l'appel à une révolution que eux mêmes, tous plus ou moins riches et célèbres n'auraient aucun courage de faire.
D'ailleurs à propos de ces irresponsables qui ne sont pas à une incohérence près, je voudrais juste signaler que s'ils se faisaient cambrioler ou agresser dans la rue, ils seraient les premiers à aller courrir dans le premier commissariat pour aller pleurer.
J’entendais récemment des grosses pointures médiatiques -plutôt à gauche - s’interroger sur leur part de responsabilité à filmer et à parler de la violence dans les banlieues. C'est bien, car à mon avis c'est un peu de leur mauvaise conscience qui s'exprime et donc qui fonctionne. C'est bon signe : ils n'ont pas encore calaminé toute la tuyauterie à la bonne conscience. Avoir quelque chose à se reprocher, c'est plutôt un signe de bonne santé morale. Mais que penser ? Je n'ose pas croire que ces barons des media aient déjà oublié les fondamentaux de leur métier à savoir entre autres, l'objectivité journalistique ? On a envie de leur dire qu’ils continuent de faire leur boulot et qu'ils continuent de parler et de décrire l’actualité, au plus près de ce qu'elle est, mais qu'ils arrêtent de donner le mauvais exemple en levant le poing – verbalement bien sur – contre la police dans la personne du ministre de l’Intérieur, car je le rappelle, quel qu'il soit, qu'on partage ou non ses opinions, c'est notre système démocratique qui l'a placé là.
Je ne parle pas non plus du personnel politique de gauche , dont le discours se situe déjà beaucoup moins dans l'autocritique à une ou deux exceptions près , et qui de fait, fait exploser le mesuromètre à mauvaise foi. Car j’aimerais voir un ministre de l’intérieur de gauche face à la situation catastrophique actuelle. Aujourd’hui quand les socialistes se vantent du passé, ils n’ont qu’un nom à citer pour ce poste : celui de Mr Chevènement, qui a été en son temps un Sarkozy de gauche avec ses ‘sauvageons’ : la veste est vite retournée car n’oublions pas qu’à l’époque il était critiqué par les mêmes de faire une politique de ‘droite’.
Auto-critiquons plutôt notre société et notre système démocratique mais pitié, un peu de bonne foi !! Car il y a dans ces attaques forcenées, un aveuglement et une mauvaise foi totale.
Je veux seulement revenir une minute sur le fameux terme de "racaille". Tout le monde sait que ce terme dans la bouche du ministre désignait SEULEMENT les voyous. C'est certainement un mot passe-partout certes, mais c'est aussi un des mots les plus légitimes pour parler du délinquant sans amalgames avec tous les jeunes. D'ailleurs tous les jeunes de banlieue utilisent ce mot pour bien désigner le délinquant et personne ne s'en plaint. Tout le monde sait également que cette délinquance existe, qu'elle augmente, qu'elle nuie à la société comme de la gangrène, en la pourrissant de l'intérieur. Tout le monde sait qu'il faudrait que le trafic de drogue, la violence qui grandit, l'irrespect qui irrite et exaspère tout le monde, soient "karchérisés" dans notre pays. Tout le monde le sait. Mais on a trouvé notre nouveau bouc émissaire raciste en France. Je signalerai simplement à ces bon penseurs qu'un certain Mr LePen à tout à gagner à cela, non seulement car cette haine s'est déplacée de lui vers Mr Sarkozy, mais aussi et surtout parce que finalement la nature subjective et irrationnelle de ces haines finit par se retourner contre ceux qui l'exercent et absoudre ceux qui en sont l'objet.
Aujourd'hui je suis en colère contre cette gauche inconsistante, incapable de réflechir sur le fond. Elle est réactionnaire, elle qui se sert de ce mot pour insulter les autres, mais je maintiens ce mot contre elle, car il la represente si bien dans cette incapacité qu'elle a de se fédérer autrement qu’en réaction haineuse à quelqu’un. C'est le summum de la médiocrité en terme d'intelligence et de bonne foi. Ce ne sont même pas des aristos - selon Montesquieu -, bien qu’ils jouent ce rôle, et quand ils sont chanteurs ou comédiens ou journalistes, ils feraient bien d’arrêter de faire cette politique à 3 balles de donneurs de leçons immodestes et de retourner travailler à leur domaine de compétences.
Qui est le roi dans une démocratie ? Qui a le pouvoir officiel ? qui est détenteur du pouvoir, de la 'Cratie' ? C'est le Peuple. C'est le "demos" qui "crate" . Et que dit Montesquieu à ce propos ? Lui qui a observé à la fois la monarchie et la démocratie, et qui conclu qu'il perdure à ces deux formes d'exercice du pouvoir si différentes, la même caste qu'il appelle l'aristocratie. En quelques paragraphes de "L'esprit des lois" il démontre qu'il existe un pouvoir officieux qui influence le pouvoir officiel. C'était la cour des aristos à Versailles quand c'était le roi qui était le représentant constitutionnel du pouvoir.Il faut donc chercher le vrai pouvoir, le pouvoir officieux, comme influant directement le détenteur du pouvoir officiel et donc dans notre démocratie rechercher du côté de ceux qui influencent le peuple, l'opinion publique.
Qui a ce pouvoir officieux dans une démocratie ? Qui le "peuple" écoute ? Par qui le peuple se laisse t'il convaincre ? Qui le "peuple" applaudit dans les agoras télévisées où personnages en vue, chanteurs, sportifs, comédiens voire politiciens-ecrivains viennent s'exprimer, vendre leurs soupe, et en plus expliquer leurs points de vue - plus ou moins fumeux - comme des vérités premières ? Points de vues au demeurant assez souvent consensuels fortement ancrés dans la pensée unique et tendancielle. Toute cette fange de gens célèbres et influents, j'appelle ça "l'aritocratie populaire", un peu comme une aristocratie miroir à celle du sang bleu, qui s'adresse aujourd'hui au peuple de visu comme la cour qu'elle était, parlait au roi face à face dans les avenues du parc à Versailles.Le vrai pouvoir se mesure en influence. Il s'exerce sur un territoire. C'est pour cela qu'aujourd'hui, le veritable territoire d’influence de nos démocraties, ce sont les média.
La légitimité de cette « aristocratie populaire » ? le succès. Ils ont éblouis par leurs chansons, leurs films, leurs éditos. On y trouverait autant Cali que Djamel, Joe Star, Bernie Bonvoisin, Charles Berling ou Philippe Val et bien d'autres, ils se servent d’un succès populaire qu’ils ont gagné en dehors de la politique ou bien sur le dos de la politique pour s’exprimer dans les média qu’en ce n’est pas eux également qui les font. Cette légitimité ne leur donne pas forcément une compétence politique mais manifestement, aujourd'hui force est à chacun d'être compétant dans ce qui le concerne comme dirait l'évangile selon Ségolène.
Je n'ose pas penser que ces pauvres reflexions démagogiques, cette prose récurrente et injustement centrée contre la personne de Mr Sarkozy, ce ramassis de propos faciles et gratuits, gonflés de pensée unique, pseudo-légitimés par l'audience forte de média populaires ou nouveaux comme l'internet, servent d'ingrédients de base à la soupe populaire que Madame Royale se prépare à nous servir.
Mais pourtant, j'ai bien peur que le fond de commerce de cette gauche archaïque - dont Madame Royale va bien devoir maintenant assumer la pleine representativité - soit réduit à ce front anti-droite, anti-sarko, front réactionnaire et haineux, entêté et dépourvu d'autocritique, sans autre ambition que de détruire sans rien proposer d'intelligent à construire sinon d'exercer le pouvoir du kalife à la place du kalife.
Mais en face, il y a un peuple en désarroi et qui souffre. Il a besoin d'un gouvernement fort, il le pressent. Il sait que Madame Tatcher a remis l'Angleterre debout, économiquement, et moyennant un prix élevé pour chacun. Il pressent que l'avenir va être difficile et sacrificiel et c'est pour cela qu'il se prépare à élire une femme. Car dans l'inconscient collectif on accepte plus la fermeté maternelle, qui sait si bien s'enrober de douceur. Mais de toute manière, homme ou femme, la tâche du prochain Président quel qu'il soit, et de son gouvernement sera rude surtout s'il ne traite pas correctement et fermement d'économie devant la mauvaise gestion financière du pays.
Mais surtout, le projet présenté aux français ne doit pas reposer sur une révolte permanente et profonde de la moitié de la France contre elle même. Il doit être débarrassé de ces haines profondes entre la gauche et la droite. Un bon médecin est il de droite ou de gauche ? Cette question est ridicule tout comme le serait le fait de réduire l'avenir à une révolution.
Car le prochain président ne pourra pas être un opportuniste démago affaibli par une campagne faite de promesses impossibles à tenir, il devra rester hermétique aux sirènes de nos aristos de bazar qui auront pourtant influencé le vote.
Car il sera alors bien dans la peau d'un médecin au chevet d'un pays malade et il devra alors être habité par une vision claire, efficace et non dogmatique des remèdes à utiliser ainsi que posseder une opiniâtreté et faire preuve de beaucoup de courage pour appliquer correctement sur les plaies, les bons traitements.

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